Les Complications

win-loseEn fait, il y a 2 types de grossesses. C’est peut-être évidant pour certains, mais on ne s’en rend pas tout de suite compte. Quand on la vit, on pense que tout est normal que tout le monde est passé par là. Puis on se met à en parler avec les différents parents plus ou moins proches que l’on croise… Et là, on tombe dénue…

Chez certaines femmes, la grossesse est complètement transparente. Bon, à part le changement de régime alimentaire, les quelques points à surveiller dans la vie de tous les jours (chat & co), l’augmentation de la masse et le centre de gravité qui se déporte vers l’avant en fin de grossesse. Rien de très fâcheux quoi. Elles pourraient même aller bosser jusqu’à la veille de leur terme si c’était possible.

Et puis il y a la version avec option “Loi de Murphy”. Les complications qui vont bien quoi. Et ça, c’est ma femme. Bon, y a pas qu’elle hein, c’est pour illustrer le 2ème type. Mais je trouve personnellement qu’elle s’en sort avec un bon score :

  • Commence par une bonne gastro de 3 mois. Comme vous avez pu le lire dans un des premiers articles
  • Se fait arrêter par la suite parce que sont état physique n’est pas compatible avec son travail. Son périmètre se limite dés lors à l’appartement.
  • Switche en mode “super émotif”, ce qui n’aide pas sa conscience professionnelle à accepter la situation.
  • Menace d’accoucher prématurément à 2 reprises avec en bonus 2 séjours à l’hôpital,
  • Passe par la suite sous traitement pour freiner le plus possible la descente de l’avorton… Ce qui nous offre une jolie épée de Damoclès sur les 5 mois à venir.

Et plus on avance, plus sa condition de vie à court terme devient insupportable : Au delà du fait qu’elle n’a plus vraiment de position dans laquelle trouver un semblant de confort, son quotidien se limite du canapé, au lit en passant par le fauteuil et le transat. Pour quelqu’un qui ne supporte pas de ne rien faire, cela nous donne un joli cocktail émotionnel explosif et très instable! Et comme vous constituez plus ou moins le seul moment de la journée où elle ne se sent pas complètement abandonnée, sa seule interaction sociale à l’exception de quelques visites, cela peut vite se retourner contre vous…

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Tout ça pour dire, pensez à bien “profiler” (on dit profaïler) votre moitié avant de vous lancer là-dedans. Parce qu’il va falloir vous armer de beaucoup de patience et de compassion… Tout ce dans quoi j’excelle! (Évidemment que c’est ironique!!! C’est tout le contraire) Il faut donc prendre sur soi, enfin autant que possible.

Autant dire que maintenant que les 36 semaines sont passées et que le traitement est terminé, on a hâte que le petit fasse sa sortie! Alors quand j’entends que la grossesse, c’est la plus belle chose qui puisse arriver dans la vie d’une femme… J’ai envie dire “Oh my god!”, mais quelle vie de merde elles doivent avoir pour sortir des conneries pareilles?

Heureusement, plus les semaines avancent et plus on arrive à se projeter pour la suite. L’ombre de la catastrophe s’estompe,  la chambre prend forme tout doucement, on commence à sérieusement s’équiper. Bref, la fin du calvaire est proche ! Quoi qu’il arrive par la suite, ça ne peut pas être pire. Mais on en reparle dans quelques mois quand le petit prince aura pris ses quartiers. Ah oui, parce que j’ai oublié de préciser : IT’S A BOY !